Mâcon rouge

LÉGENDES
La basilique Saint-Philibert, à Tournus.
Le château de Chasselas.
En Mâconnais, le village de Vergisson.

Dans le Mâconnais, plus de huit cents hectares sont consacrés à la culture du gamay. Ces vins rouges peuvent prétendre à l’appellation mâcon (ils doivent tirer 9° à la vendange) ou mâconnais supérieur (10° minimum). Mais le nom de la commune d’origine peut aussi figurer sur l’étiquette. Cette option est de plus en plus fréquemment choisie par la viticulture, alors que le négoce vend la plupart de ses vins sous l’étiquette mâcon-rouge ou mâcon-villages.

Il est interdit aux producteurs de vins rouges du Mâconnais - on se demande bien pourquoi - de faire figurer sur les étiquettes la mention « vin de Bourgogne ». Mais cette interdiction est fréquemment transgressée. Un grand nombre de ces vins rouges sont des vins de qualité médiocre. Délavés, courts, sans saveur et sans âme, ils souffrent du manque évident d’ambition de leurs producteurs. Cette règle connaît heureusement de réconfortantes exceptions.

Les meilleurs mâcon-rouge proviennent du « triangle d’or » constitué par les communes de Bussières, Pierreclos et Serrières. Les ceps poussent, comme chez les voisins du Beaujolais, sur des affleurements granitiques. Les terrains argilo-siliceux d’Igé et de Verzé donnent aussi de bons résultats, de même que certains secteurs de Bray, dans le Clunysois. Un bon rouge du Mâconnais est coloré et fruité, avec un caractère épicé rare en Beaujolais. Il est à boire jeune. C’est l’allié des casse-croûte, des cochonnailles et de la cuisine simple. Si l’on recherche un mâcon-rouge plus charpenté, il faut faire confiance à celui de Philippe Trébignaud, à Bussières. Ses vins sont vinifiés à la bourguignonne, sans recours à la macération carbonique. La cuvée vieilles vignes est même élevée sous bois. Elle est capable de se bonifier sur plusieurs années. Les mâcon-rouge se vendent difficilement, et à très bas prix.

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