Bourgogne côte chalonnaise

LÉGENDES
La côte chalonnaise est grande productrice de crémant de Bourgogne.

Coupe de crémant.

La « petite dernière » des appellations régionales bourguignonnes est née officiellement le 27 février 1990, avec effet rétroactif jusqu’au millésime 1986. La nouvelle AOC traduit la spécificité du Chalonnais comme région de production de vins de qualité possédant leur propre identité. L’objectif de la viticulture du secteur était de se démarquer de la masse des bourgognes génériques vinifiés de Chablis jusqu’aux portes de Lyon. Et pourtant, sur les 3 600 hectares délimités en Bourgogne côte chalonnaise, 400 ha seulement sont produits et commercialisés sous cette appellation (le reste devant être vendu sous la simple étiquette bourgogne). Question ! Est-ce à dire que les vignerons eux-mêmes ne croient pas en ce pourquoi ils se sont « battus » ? Etonnant ! L’AOC est jeune, peu connue et semble avoir encore bien du mal à s’imposer, y compris chez les producteurs.

La délimitation des communes et des parcelles admises à prétendre au « label » a été un peu trop généreuse. On n’a voulu, comme d’habitude, oublier ni froisser personne. Cette « générosité » transpire, lorsqu’arrivent sur la table des commissions d’agrément des vins mal bâtis, issus de terroirs tout juste suffisants pour produire du bourgogne. Comment en effet imaginer qu’au sein d’une aire d’appellation de 3 600 hectares répartis sur 44 communes, tous les sols, toutes les expositions soient identiques ? Impossible ! De l’importance de la superficie de ce secteur naît forcément la diversité.
Les meilleurs flacons se trouvent souvent - il n’y a pas de hasard - à proximité des aires d’appellations communales (Bouzeron, Rully, Mercurey, Givry, Montagny). On aura de bonnes chances de les débusquer dans le triangle Saint-Désert-Jambles-Moroges, du côté de Mellecey, d’Aluze, de Remigny ou de Buxy.

Les vins rouges dominent largement la production, avec un volume près de quatre fois supérieur. Mais petit à petit, le chardonnay grignote du terrain. La demande internationale dans cette couleur n’est sans doute pas étrangère à cette remontée...

Il est bien difficile d’énumérer les caractéristiques d’un bourgogne côte chalonnaise réussi. Ce qui est sûr, c’est que les vins mal faits, souffreteux ou manquant de charpente disparaissent peu à peu du marché et les bonnes affaires sont de plus en plus nombreuses. Le niveau moyen de l’appellation progresse constamment. L’amateur serait vraiment inspiré de s’en souvenir, en prenant toujours soin de bien sélectionner ses achats. Mais il est vrai que c’est là un discours que nous tenons depuis le début de ce chapitre sur les régions viticoles !

Rechercher

Soutenez les climats de Bourgogne

Recettes