Tout au nord de la Côte-d’Or renaît de ses cendres le vignoble du Châtillonnais. Avant le phylloxéra, la vigne couvrait 2 500 hectares. Elle occupe aujourd’hui un peu plus de 100 hectares. La région produit surtout des vins de base destinés à l’élaboration du crémant de bourgogne, mais aussi un peu de bourgogne.
A la fin du siècle dernier, une centaine d’hectares de vignes constituaient la côte dijonnaise, dans la continuité de la côte de Nuits. Phylloxéra, urbanisation galopante de la ville de Dijon et méfaits de la Première Guerre mondiale ont laissé les vignes dans un état de quasi-abandon. A Plombières-lès-Dijon, à Chenôve, dans le quartier de la Fontaine-d’Ouche, subsistent quelques maigres souvenirs (arpents de vignes) de ce passé plus glorieux. L’appellation bourgogne côte dijonnaise n’existe pas légalement, mais la tolérance existe... au point que l’on peut parfois en trouver dans quelques magasins dijonnais. Le législateur a (peut-être) sauvé les dernières vignes de la côte dijonnaise d’une disparition programmée en créant deux appellations régionales avec identification géographique : bourgogne le Chapitre et bourgogne Montrecul. Enfin, avant d’entrer en côte de Nuits, les curieux s’amuseront à dénicher les vignes du Clos-du-Roy, appelé Clos-des-Ducs avant l’annexion de la Bourgogne par la France (1477). Mais cette là une autre histoire...