Les « choses sérieuses » commencent avec la côte de Nuits, longue (20 km) et étroite (moins d’un kilomètre par endroits) bande de terroirs plantés de vignes de part et d’autre de la route nationale Dijon/Beaune. Sans vouloir verser dans des superlatifs enfiévrés que nous laisserons à d’autres, la côte de Nuits est toutefois, et de façon incontestable, la grande spécialiste des vins rouges issus du pinot noir. De Marsannay-la-Côte, dans la proche banlieue dijonnaise, à Corgoloin, au sud de Nuits-Saint-Georges, une large part des 2 800 hectares du vignoble (1 800 en AOC villages, premiers crus et grands crus et 1 000 en AOC régionales « bourgogne », hors AOC bourgogne hautes-côtes de nuits) lui est dédiée. Tous les grands crus rouges de Côte-d’Or, et par là même de Bourgogne, se trouvent en côte de Nuits, sauf un : le corton. Quand aux huit appellations villages de ce coin de Bourgogne, leur simple évocation ne manque pas de déclencher, chez le moindre amateur de vin qui se respecte, un état de profonde méditation... Précisons également que la plupart des producteurs de ces villages prestigieux, idem en côte de Beaune, produisent - sur des aires clairement délimitées à part des AOC villages et grands crus - des bourgognes, rouges ou blancs, souvent d’excellent rapport qualité-prix.