Fixin a beau avoir accueilli la Saint-Vincent tournante (150 000 visiteurs) en 1994, posséder un patrimoine culturel intéressant et proposer des vins à des prix très raisonnables pour la côte de Nuits, rien n’y fait, l’AOC Fixin reste encore très méconnue. Son vrai problème, qui est d’ailleurs celui de nombreuses appellations bourguignonnes, réside dans la taille trop restreinte de l’appellation : une centaine d’hectares. Comment être présent sur tous les marchés avec si peu de vin ? Autre problème : étiquettes, entre deux noms d’AOC : fixin ou côte de nuits-villages. Dix ans en arrière, le côte de nuits-villages faisait la loi. Aujourd’hui, c’est le fixin, et demain ?
Fixin ne manque toutefois pas d’atouts, et d’abord ses vins. Dans les meilleures cuvées, les fixins démontrent clairement leur appartenance à la côte de Nuits, avec des vins (rouges à 95 %) sachant allier puissance et finesse. Les plus grandes réussites se trouvent dans les premiers crus, Fixin n’ayant pas de grand cru sur son « territoire ». Quatre premiers crus sont délimités. Le Clos de la Perrière a été planté entre 1102 et 1142 par les moines de Cîteaux. Il a souvent changé de propriétaire, mais sans jamais être divisé, fait rarissime en Bourgogne. Une petite partie du Clos est plantée en blanc. Juste en dessous du Clos de la Perrière se trouve le Clos-du-Chapitre, monopole également, mais du domaine Guy Dufouleur, à Nuits-Saint-Georges. Au nord, le Clos-Napoléon est également un monopole, exploité par le domaine Pierre Gelin, à Fixin. Les Hervelets (ou Arvelets) est le quatrième premier cru. C’est également le seul à être en multipropriété.
En sortant des caves, une excellente balade vous permettra de récupérer. Le parc Noisot, du nom d’un soldat de Napoléon Ier mort à Fixin, s’étend sur six hectares de forêt, juste au-dessus de Fixin. Bucolique...