Savigny est l’un des plus beaux village de la côte de Beaune et son vignoble (rouge à 90 %), l’un des plus originaux par sa forme en V. Savigny est situé à l’entrée de la combe qui monte jusqu’au village de Bouilland (superbe cadre de randonnée). Deux coteaux se fond donc face, celui du côté Pernand-Vergelesses et celui du côté Beaune/Mont-Battois. Le premier coteau, au sol calcaire, très caillouteux, exposé plein sud, donne plutôt naissance à des vins bien mûrs (l’exposition), mais avec un côté minéral. On trouve les premiers crus : aux Vergelesses, les Lavières, aux Guettes et aux Serpentières. Sur le deuxième coteau, exposé est/nord-est, les sols sont plus sablonneux. A notre sens, c’est sur ce coteau que l’on trouve les premiers crus les plus charpentés, les plus profonds, avec même quelques grandes cuvées, particulièrement dans la Dominode et les Narbantons.
Les savigny-lès-beaune 1er cru la Dominode de Bruno Clair et Jean-Marc Pavelot, ou Narbantons de Maurice Ecard sont même de petites perles, dont la qualité atteint celle de premiers crus de village plus cotés... sans que les prix soient tout à fait au même niveau. Savigny-lès-Beaune est donc l’archétype du village où l’amateur peut faire d’excellentes affaires, dans les premiers crus. D’excellente affaires ou de très mauvaises, comme partout en Bourgogne ; le vignoble de Savigny est en effet vaste, 350 hectares, et les producteurs nombreux...
Plus par mode que par véritable adaptation du terroir, Savigny s’est mis aux vins blancs au cours des deux dernières décennies, y compris dans quelques premiers crus : Redrescul, aux Vergelesses, les Peuillets. Les styles de vins sont très différents, gras et miellés dans les Peuillets et les Vergelesses, plus vifs et minéraux dans le Redrescul, dont le nom vient, mais peut-être l’aviez-vous deviné, d’un terroir en forte pente...