SANTENAY

 Entre Chassagne-Montrachet et les Maranges, Santenay est une commune aux multiples facettes : viticole, mais aussi touristique, climatique et thermale. Une partie de l’appellation se trouve sur le département de la Saône-et-Loire. Santenay, ville d’eau également, où plusieurs sources donnent des eaux chlorurées, sodiques et lithinées (riches en oxyde de lithium). Cette singularité, pour une commune productrice de vins, lui permet de posséder le seul casino de la région ; selon une loi française de 1907, seules les villes classées « thermale, climatique ou balnéaire » ont le droit d’ouvrir un tel établissement.

Mais Santenay ville de vin, d’abord ! Ici, le pinot noir est de nouveau « roi » (90 à 95 % du vignoble), après le court intermède de la fameuse « côte des blancs ». L’explication est d’ordre géologique ; les sols bruns et calcaires (parfaits pour le pinot noir) qui « disparaissent » sous les trois villages de la côte des blancs (Meursault, Puligny-Montrachet et Chassagne-Montrachet) font, en effet, leur réapparition à Santenay.

Et les vins ? Le vignoble de Santenay compte onze premiers crus, répartis sur une centaine d’hectares (dont sept en blanc). Les plus réputés - les Gravières, le Clos-de-Tavannes (enclavé dans les Gravières), les Gravières Clos-de-Tavannes - donnent souvent des vins solides, aux tanins assez rudes et fermes dans leur jeunesse, leur assurant une belle tenue au vieillissement. D’autres premiers crus méritent d’être cités : la Comme, Maladières, Beauregard, Beaurepaire.

Les blancs restent minoritaires, mais se sont un peu développés au cours des dernières années, notamment dans plusieurs premiers crus : Beaurepaire, Beauregard, Gravières, Clos-Rousseau. Ces vins ont souvent une belle puissance, mais pas la finesse des puligny-montrachet ou des meursaults... ni les prix d’ailleurs.

Rechercher

Soutenez les climats de Bourgogne

Recettes