Maranges

 Nous passons, avec les Maranges, dans le département de la Saône-et-Loire, sans pour autant quitter la côte de Beaune. « Frontières » viticoles et administratives ne se recoupent pas toujours... Le pays des Maranges est fait de coins, de recoins, de petits bosquets, de vallons et de haies... bien loin de l’austérité quasi monacale qui caractérise les vignobles de la Côte-d’Or, de la côte de Nuits surtout. « Et au milieu coule une rivière » au nom évoquant le sud de la France : la Cozanne. Un charmant petit coin de Bourgogne où il fait bon déguster, mais aussi se promener.

L’appellation maranges est l’une des plus jeunes de Bourgogne, puisqu’elle est née par un décret du 23 mai 1989. La superficie en production est d’un peu plus de 150 hectares, répartis sur trois communes : Cheilly-lès-Maranges, Dezize-lès-Maranges et Sampigny-lès-Maranges. La première préoccupation des producteurs de la région est de se faire connaître. La Saint-Vincent tournante, passée dans les trois villages en janvier 1997, pourrait y contribuer, mais acquérir une notoriété, est affaire de longue haleine. Alors, même si tout n’est pas toujours éblouissant dans la production des maranges (rouge à 98 %), même si beaucoup d’efforts qualitatifs restent à accomplir, le travail de quelques producteurs (Regnaudot, Chevrot, Charleux, Girardin, Contat-Grangé...) mérite vraiment que l’on s’y intéresse.

L’AOC compte neuf premiers crus aux expressions très différentes ; de l’élégance des vins issus des lieux-dits la Fussière, le clos de la Fussière ou la Croix, jusqu’à la charpente tannique, puissante des Clos-Roussots ou du Clos de la Loyère, en passant par l’équilibre du Clos-des-Rois ou du Clos de la Boutière. Le tout à des prix qui constituent des arguments de poids.

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