CHOREY-LÈS-BEAUNE

Qui connaît vraiment Chorey-lès-Beaune ? L’appellation fêtera bientôt ses 30 ans (le 21 mai de l’an 2000) ; le village a organisé la Saint-Vincent tournante en janvier 1995, accueillant plusieurs dizaines de milliers de personnes dans ses rues et pourtant, rien n’a vraiment changé à Chorey... Un amateur de vin se déplaçant dans la région viendra d’abord pour acheter des beaunes, des cortons, des savigny-lès-Beaune ou des aloxe-corton et mettra éventuellement quelques bouteilles de chorey-lès beaune dans le coffre de sa voiture. Les vignerons sont d’ailleurs assez peu nombreux à Chorey, une quizaine environ et une bonne partie du vignoble appartient aux vignerons des villages alentours (Savigny, Aloxe, Pernand, Ladoix). La faute à qui ?

Aux vins d’abord (rouges à plus de 95 %) ! Chorey est largement un vignoble de plaine, dont une grande partie est même plantée du côté est de la route nationale Dijon/Beaune. On sait que ces sols plats, souvent lourds, épais, où l’eau s’écoule plus difficilement, ne sont guère favorables à la production de vins d’une grande complexité. A la création de l’appellation, le législateur n’a pas classé de premiers crus. Et pour cause, les seuls coteaux de Chorey-lès-Beaune se trouvent à l’extrémité ouest de l’A.O.C., et encore faut-il parler de coteaux de très faible inclinaison. Dans le meilleur des cas, un Chorey-lès-Beaune rouge vous offrira donc un fruité charnu (framboise, groseille, cassis) intense et frais, très plaisant ; le type de vin idéal pour une consommation assez rapide, dans les cinq ans, et sur une gastronomie simple, de « tous les jours ». Les blancs s’accommodent mieux des terrains plats et certains choreys peuvent séduire par leur côté « commercial », gras, rond et fruité.

Rechercher

Soutenez les climats de Bourgogne

Recettes