Adjugé !

 Chaque troisième dimanche de novembre, la Bourgogne du vin, par nature frileuse et discrète, monte en scène. Ce jour-là, petits et grands négociants-éleveurs bourguignons se réunissent sous les halles de Beaune pour se disputer - aux enchères à la bougie, comme au siècle dernier et devant une belle « brochette » de journalistes venus du monde entier - les vins du domaine des Hospices de Beaune. Les cours flambent, ou dégringolent, mais reflètent toujours le climat économique en Bourgogne. La Vente des vins des Hospices de Beaune est donc un temps fort médiatique, économique, mais aussi qualitatif ; c’est en effet pendant ce week-end que l’on découvre la qualité du nouveau millésime.
Autant dire que la profession de régisseur du domaine des Hospices n’est pas un métier de tout repos. Il lui faut d’abord conduire toute la politique qualitative sur les 62 hectares du domaine, domaine acquis au cours des siècles grâce aux legs et dons qui se poursuivent. Il lui faut également justifier ses choix devant le conseil d’administration des Hospices et la presse. Le « job » réclame donc du sang-froid et de la poigne. Depuis 1977, avec une « coupure » entre 1988 et 1994, l’homme de la situation s’appelle André Porcheret, un « Gaulois » bourru et attachant, aux idées empreintes d’écologie.

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