Quelques kilomètres à l’ouest de la côte de Nuits et de la côte de Beaune s’étend un vaste et long (40 kilomètres) vignoble d’appellations régionales couvrant 1 250 hectares : les hautes-côtes de nuits (500 en rouge et 100 en blanc) et les hautes-côtes de beaune (550 en rouge et 100 en blanc).
Essentiellement délimité dans le département de la Côte-d’Or, le vignoble empiète sur la Saône-et-Loire (180 ha). La cave coopérative des Hautes-Côtes, basée à Beaune, occupe une place centrale, puisque ses 150 adhérents exploitent environ 300 des 1 250 hectares des hautes-côtes. Avant de prendre le nom de hautes-côtes, la région s’appelait l’arrière-côte. Le combat pour l’AOC prit fin ???????ielle de naissance des appellations régionales bourgogne hautes-côtes de beaune et bourgogne hautes-côtes de nuits.
La désignation « hautes » est à prendre au sens propre du terme. L’altitude moyenne des hautes-côtes est de 350 à 500 mètres, contre 200 à 300-350 sur la côte de Nuits. La différence d’altitude est faible. Et pourtant, les raisins des hautes-côtes mûrissent plus lentement, plus laborieusement certaines années, et sont toujours vendangés six à dix jours après ceux de la côte.
Quelques producteurs prouvent que les vins, rouges et blancs, des hautes-côtes peuvent être d’une grande richesse. Oui mais... Ces gens-là sont rares et l’essentiel de la production est constitué de vins bon marché peut-être, mais qui ne vous en donneront pas pour plus de leur prix... Le vignoble des hautes-côtes reste un vignoble difficile et globalement peu adapté à la production de grands vins.
On peut aussi goûter dans les hautes-côtes de délicieux petits fruits rouges et noirs - framboise, cassis - utilisés pour la confection de liqueurs... et de parfums (bourgeon de cassis). La région est tourmentée, vallonnée à souhait, très différente de la monotonie linéaire et quelque peu austère de la « côte ». Les amateurs de randonnées à pied, à cheval ou à vélo, débutants ou chevronnés, y trouveront leur bonheur. Les amateurs de vieilles pierres également, en visitant le château de La Rochepot, sérieusement abîmé à la Révolution et rénové depuis, ou en flânant dans les rues de Nolay, où des maisons anciennes entourent une halle du XIVe siècle.