Un cépage et une couleur : le chardonnay, unique variété de vigne utilisée pour la production des vins blancs de Chablis, mais aussi le cépage blanc le plus médiatique au monde.
Des prix restés très raisonnables ! Avec et sans doute à cause de l’augmentation conséquente des volumes produits et commercialisés, les prix en bouteille n’ont jamais explosés.
Un seul nom, Chablis, facilement prononçable aux quatre points du globe, comme seul « porte-drapeau » d’un vignoble de plus de 4 000 hectares en production. Quatre niveaux d’AOC existent, où l’on retrouve à chaque fois le mot Chablis : petit-chablis, chablis, chablis premier cru et chablis grand cru.
Les hommes ! Un vignoble ne se développe pas à ce point sans la présence d’hommes et de femmes entreprenants. La composante humaine du vignoble chablisien constitue donc un véritable puzzle.
Pièce centrale de ce puzzle, le coopérative la Chablisienne. Fondée en 1923, elle comptait 750 ha en 1970. La cave a suivi la progression du vignoble et a vinifié la production de 1 150 ha en 1995, 64 000 hl, soit 25 % environ de la production chablisienne : 41 % du petit-chablis, 31 % du chablis, 20 % des premiers crus et 14 % des grands crus. Elle compte 315 adhérents. La cave vend 40 % environ de sa production en vrac. Son influence économique sur le vignoble chablisien est donc énorme. La maison Laroche existe depuis 1850. Elle est installée en plein centre de Chablis, à l’Obédiencerie, haut lieu historique du vignoble, et représente, avec quelques autres, la composante historique du Chablisien. Communicateur-né, Michel Laroche est arrivé aux commandes en 1967, sur six hectares de vignes. Le domaine en compte aujourd’hui une centaine. Au domaine s’ajoute une importante activité de négoce. Les marchés de la maison Laroche sont résolument orientés vers le haut de gamme et l’exportation. Une forme « d’intransigeance », « le terroir et avant tout le terroir », préside à la vinification des vins de Chablis.
Mais la maison se diversifie. Elle vient d’investir dans un domaine dans le sud de la France, le domaine la Chevalière, dans le Languedoc, où le discours est complètement différent de celui tenu à Chablis : « Avec nos vins du sud de la France, l’enjeu est de répondre au goût du consommateur ». Tradition n’est pas obligatoirement synonyme d’immobilisme...