Les XIVe et XVe siècles marquent la grande époque de la floraison des confréries dans toute l’Europe et dans tous les métiers. En Bourgogne, les confréries de vignerons sont très nombreuses, sans oublier celles des artisans du vin, tonneliers, cercliers et jaugeurs. Il y a également les confréries des produits de bouche, réunissant bouchers ou charcutiers, boulangers ou moutardiers et bien d’autres. Le 18 août 1792, les confréries sont abolies en France. La révolution française est passée par là... Elles parviennent néammoins à survivre alors que disparaissent les corporations. Perdant parfois le vocable de leur saint protecteur, elles se constituent au XIXe siècle en sociétés de secours mutuel et connaissent un nouvel âge d’or, notamment dans les vignobles. Leur vocation est désormais d’aider le vigneron souffrant en le remplaçant dans ses vignes. en cas de décès, le même soutien est offert à son épouse ; les travaux de la vigne sont effectués un an durant par des équipes de confrères. Ces sociétés et leurs principes sont toujours très vivants dans les villages. La célébration de la Saint-Vincent symbolise la continuité des traditions.
Le XXe siècle s’ouvre sur de nouvelles données. Les efforts se portent davantage sur la qualité des produits et bientôt sur leur propagande. Créées pour la plupart entre les années 50 et 80, les confréries bourguignonnes sont aujourd’hui une cinquantaine, vineuses ou gastronomiques.