« En ce qui concerne la maturité des raisins, il y a des écarts très importants entre les parcelles », souligne Cristine Monamy, responsable de la coordination technique au BIVB. En cause, le gel d’hiver, qui a retardé la montée de sève de certains pieds, et le temps très instable constaté au moment de la floraison.
« Si on se fie à la moyenne, en pinot, en Côtes de Beaune et en Hautes-Côtes, ce n’est pas mal : 190 grammes de sucre par litre. Mais il y a des disparités énormes entre les parcelles et même au sein de certaines parcelles. »
Face à une telle situation, Christine Monamy n’a qu’un message à faire passer : « Il faut continuer les contrôles de maturité, déguster les baies et contrôler l’état sanitaire jusqu’au dernier moment. Il faut prendre sa décision en fonction de ces critères ».
L’état sanitaire est dans l’ensemble satisfaisant. Pas d’alerte donc pour cette année : le raisin est sain. Idem pour la qualité : s’il ne faut pas s’attendre au raisin du siècle, l’avis général est qu’il y a un bel équilibre entre le sucre et l’acidité. « Il y a de quoi faire des choses intéressantes », souligne Christine Monamy. « Ce qui va être délicat, finalement, ce sont les vendanges en elles-même. Il y a une telle variété de situations, que choisir une date pour chaque parcelle sera un peu plus compliqué que d’autres années. » Reste une variante qui pourrait tout décider : la météo. Quels que soient ses caprices, les vignerons sont prêts.