Les premières parcelles de l’année ont été vendangées durant le week-end, avec un vrai démarrage de la récolte hier. Celles-ci, situées davantage sur la Côte de Beaune, sont encore plus éparpillées que l’an dernier en raison de la météo de l’été.
« Avec une maturation plus classique que l’an dernier, nous devrions avoir un millésime très aromatique et des teneurs en sucres un peu plus faibles », annonce Jean-Philippe Grenier, le directeur technique et qualité du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB). Le millésime 2010 serait donc moins équilibré que celui de 2009, particulièrement « exceptionnel ».
Michel Grenier est responsable des ventes chez Bouchard Père et Fils, un domaine qui a commencé à vendanger hier. « Les nuits fraîches du mois de septembre ont bloqué la pourriture, nous avons eu beaucoup de chance. Le vin sera bon, mais ce sera un millésime de vigneron ! », estime-t-il. Les viticulteurs auront en effet beaucoup de tri à faire cette année.
Concernant la date des vendanges, annoncée depuis quelques semaines, « on est dans une année classique en Bourgogne, explique Jean-Philippe Gervais, les vendanges, contrairement à ce que l’on entend, ne sont pas tardives, ce sont plutôt les trois dernières années qui ont été précoces ».