C’est une ambiguité qui vaut quelques douches froides aux producteurs qui voulaient attaquer le marché parisien. Le Salon « de l’agriculture » n’est guère accessible aux agriculteurs qui voudraient y vendre et exhiber leurs produits. Surtout dans le contexte de crise qui a sévèrement grèvé le revenu des agriculteurs dans presque toutes les productions depuis deux ans. Du coup, les commerçants, les maisons de négoce qui ont plus d’assise accaparent les stands. Cette cherté sélectionne aussi les candidats au concours général agricole. Concourent d’abord ceux qui ont pu acquitter le prix d’inscription (sans compter l’analyse) : 90 € pour un vin quand le concours de Mâcon ne coûte que lamoitié (45 €). Conséquence : si le concours général agricole est convoité poursa notoriété, il n’est pas le plus représentatif. Chacun sait qu’il y a des petits producteurs qui ne figurent jamais dans les concours et qui bichonnent leurvin, leur fromage, leur miel, leur foie gras. Il n’y a pas que l’argent dans la vie, nous voulions juste le répéter.
THIERRY DROMARD