Les peuples de la terre ont l’Onu, les viticulteurs ont l’OIV. Ces lettres désignent l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin, qui sera à Beaune du 27 au 29 octobre prochain.
Tenir compte des préoccupations des acteurs de la filière vitivinicole, assister à l’élaboration de normes et contribuer à l’harmonisation internationale des pratiques et normes existantes : voilà les missions que cherche à remplir l’OIV, l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin. Cette agence intergouvernementale, dirigée par Federico Castellucci, organise à Beaune, à la fin du mois, les réunions de ses comités exécutif et technique et scientifique. Cette agence basée à Paris et forte de 44 états membres, est surnommée l’Onu du vin.
« Depuis quelque temps nous nous réunissons tous les 2 ans dans une des régions françaises les plus importantes et représentatives sur le plan vitivinicole. Ces réunions permettent aux représentants des autres Etats membres de découvrir le patrimoine vitivinicole de la France et de mieux comprendre ses spécificités », explique-t-on à l’OIV. Avec la présidence française du champenois Yves Bénard, cette expérience devrait être annualisée.
Pour remplir ses missions, l’OIV s’est fixée pour objectif d’être l’organisation scientifique et technique mondiale de référence pour la vigne et le vin. Cela passe par une réflexion profonde sur la viticulture durable, réflexion exprimée cette année lors d’un congrès en Géorgie, qui a débouché sur la définition suivante du terroir vitivinicole : « Concept qui se réfère à un espace sur lequel se développe un savoir collectif des interactions entre un milieu physique et biologique identifiable et les pratiques vitivinicoles appliquées, qui confèrent des caractéristiques distinctives aux produits originaires de cet espace ». Il sera intéressant de confronter cette définition à celle du climat bourguignon !