Grands vins au bout du fil

La vente aux enchères de vins fins et alcools a suscité l’intérêt, jeudi soir, d’une clientèle d’amateurs, et de collectionneurs, pour ses prix “raisonnables”.

 « Les ventes de vins, ce ne sont pas les plus spectaculaires. Vous avez l’impression que cela n’intéresse pas la salle, mais en fait, c’est au téléphone que tout se passe. » Sylvain Gautier, commissaire-priseur de l’hôtel des ventes Victor-Hugo pour cette vente aux enchères de vins fins et alcools sait que ce type d’événement remporte un franc succès auprès des amateurs, collectionneurs, et antiquaires de vins Français (pour 80 % d’entre eux) et étrangers (20 %, souvent des Européens, parfois des Asiatiques ou des Américains).

Parmi les plus grosses ventes ce jeudi, une série de La Tâche (Grand Cru, domaine de la Romanée-Conti) 1990, les quatre plus chers sont partis en quelques secondes au téléphone, direction la cave d’un acheteur étranger, pour 2000 € chacun. « Des prix très raisonnables », selon Jean-Maurice, amateur dijonnais de 45 ans assis dans la salle. Autre somme enchérie, ce sont 1 550 € investis dans un Richebourg (Grand Cru, domaine Henri-Jayer) de 1959.

Amateurs à la recherche de l’un des derniers repères français de la convivialité, collectionneurs intéressés par certains millésimes anciens, l’assistance a pris part aux ventes de façon plus active après une quinzaine de minutes, emportant une bonne moitié des pièces mises aux enchères.

Marion CHEVASSUS

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