A la faveur de la météo

L’été avance et, avec lui, les vendanges se rapprochent. Après un mauvais début d’année, la vigne a rattrapé son retard. L’avenir de la récolte est maintenant entre les mains de la météo.

 Pour beaucoup, l’été est synonyme de vacances. Mais pour les vignes, il en est tout autrement. Décisifs pour le développement de la vigne, les mois de juillet et août sont observés à la loupe par les viticulteurs dans la mesure où les raisins sont en train d’entrer dans leur phase de véraison (moment où les baies changent de couleur). A ce stade, le travail des viticulteurs est terminé. Seules les conditions climatiques détermineront désormais la qualité des baies et celle du millésime 2010.

Pour le moment, grâce à une météo avantageuse depuis la mi-juin, l’avenir semble bien se profiler.

Pourtant, les choses avaient mal commencé. En cause : des températures anormalement basse en mai et une alternance chaud-froid depuis le début de l’année. Des conditions météorologiques qui ont eu des conséquences directes sur la floraison de la vigne. « A cause de la météo, la floraison a été perturbée et beaucoup de fleurs ne se sont pas transformées en baies, c’est ce que l’on appelle la coulure. Cela représente une perte certaine pour la vendange », explique Christine Monamy, responsable de la coordination technique au sein du BIVB. « On assiste également à un phénomène de millerandage : les baies sont plus petites que d’habitude, ce qui est aussi un gage de qualité. »

« Toutes les conditions sont réunies »

Aujourd’hui, les viticulteurs de la région semblent être plutôt optimistes.« Après un début d’année très moyen, nous avons rattrapé notre retard en termes d’avancement de la vigne grâce à une météo favorable par la suite », constate Julien Cauvard. « Toutes les conditions sont réunies pour que le millésime soit bon. » S’ajoute à ce tableau quasi-idylique la bonne santé de la vigne, épargnée par la maladie. Côte de Beaune, côte de Beaune, chalonnais, il ne reste plus maintenant que l’élément météorologique dans la balance. Il faut désormais qu’il fasse beau jusqu’en septembre. Car ce qui compte, ce sont les heures de soleil engrangées par la vigne. Mais du côté du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB), on se veut également rassurant tout en restant prudent. En effet, on n’oublie pas que la vigne reste entièrement tributaire du temps. Selon Christine Monamy, « Plusieurs scénarios sont encore possibles. Jusqu’au bout, le conditionnel sera de rigueur. »

G. B.

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